Livraison OFFERTE à partir de 150€ d'achats dans toute la France - Livraison dans toute l'Europe

Notre coup de cœur : le vin californien Birichino Bechthold Vineyard 2023, le plus vieux Cinsault au monde

Birichino

Il y a des bouteilles qu’on aime bien. Et puis il y a celles qu’on regarde comme un petit miracle, avec ce mélange de respect et de gourmandise difficile à expliquer. Le Birichino Bechthold Vineyard Cinsault 2023 fait clairement partie de cette deuxième catégorie. Un rouge californien issu de ce qui est présenté comme l’un des plus vieux Cinsault du monde, planté en 1886, et qui pourtant donne un vin d’une fraîcheur presque insolente.

Un vignoble né avec la Tour Eiffel

Pour comprendre ce vin, il faut d’abord raconter son lieu de naissance : le Bechthold Vineyard, à Lodi, dans la vallée centrale de Californie. Ici, on parle d’un vignoble planté en 1886, au moment où Eiffel assemblait sa tour à Paris. Ces pieds de Cinsault ont donc plus de 135 ans, conduits en gobelet, non irrigués, cultivés en bio, sur des sols sablo-limoneux riches en éléments granitiques.

Ce qui frappe, c’est la résilience de ces vignes : elles ont traversé les modes, les crises, les arrachages massifs, sans bouger. On est sur des ceps pré-phylloxériques ou plantés sur des sols si sableux que le phylloxéra y survit mal, d’où cette rareté presque irréelle : travailler aujourd’hui un Cinsault aussi ancien, en production, c’est déjà un privilège en soi.

Birichino, l’esprit espiègle aux vieilles vignes

Derrière la bouteille, il y a Birichino, duo californien formé par Alex Krause et John Locke. Leur obsession : des vins parfumés, digestes, peu interventionnistes, qui jouent plus sur l’énergie que sur la démonstration de force. Ils travaillent des vieilles vignes côtières mais aussi ce fameux Bechthold Vineyard, dont ils tirent une cuvée rouge de Cinsault et un rosé façon vin gris.

Sur le Cinsault 2023, la philosophie est limpide : vendanges manuelles, levures indigènes, extraction douce, élevage en fûts français neutres, sans maquillage boisé, et mise en bouteille sans filtration lourde. L’idée, c’est de laisser parler ce vignoble centenaire sans lui coller un costume trop rigide.

Dans le verre : un rouge de vieille vigne qui ne joue pas les bodybuilders

Ce qui surprend en premier, c’est le contraste entre l’histoire et le style. On s’attend presque à un monstre de concentration, un rouge sombre et imposant. Et pourtant, le Birichino Cinsault 2023 arrive tout en légèreté maîtrisée.

Le nez est hyper expressif sur la grenade, la fraise, le cranberry, les groseilles croquantes, avec ce petit supplément de charme floral – pétale de rose, violette – qui donne immédiatement envie d’y retourner. On est plus proche d’un pinot aérien ou d’un trousseau jurassien vitaminé que du cliché du gros rouge californien bodybuildé.

En bouche, c’est fluide, juteux, avec une acidité vive qui étire le vin et des tanins ultra fins, comme poudrés. L’alcool reste très raisonnable pour la Californie, autour de 12%, ce qui renforce cette sensation de buvabilité XXL.

Pourquoi c’est notre coup de cœur ? 

Chez Vinalia, on aime beaucoup ces vins qui bousculent les étiquettes toutes faites. Et là, on coche à peu près toutes les cases.

D’abord, il y a la dimension historique. Servir un verre de Birichino Cinsault 2023, c’est raconter à vos amis qu’ils ont dans le verre un vin issu de vignes plantées avant la Tour Eiffel, dans ce qui est présenté comme le plus ancien Cinsault encore en production au monde. Rien que ça, ça change une discussion de table.

Ensuite, il y a le décalage stylistique. On s’attend à un rouge californien un peu solaire, on se retrouve avec quelque chose de presque européen dans l’esprit : tension, fraîcheur, fruit croquant, alcool contenu, très peu de bois perceptible. C’est un vin qui parle à la fois aux fans de Bourgogne léger, aux amateurs de vins du Jura, et aux curieux de cépages méditerranéens.

Enfin, il y a le rapport entre le patrimoine et la modernité. Bechthold, c’est le vignoble de l’arrière-arrière-grand époque, mais Birichino le vinifie avec un regard très contemporain : travail bio, peu d’interventions en cave, recherche d’équilibre plus que de puissance. On a l’impression que la vieille vigne a trouvé un vigneron qui la comprend, au lieu d’essayer de la faire rentrer dans un moule à la mode.

À table : le rouge qui fait le pont entre la cuisine bistronomique et les grandes tablées

Côté accords, on est à mille lieues d’un vin qui exige le plat parfait pour fonctionner. Le Birichino Cinsault 2023 a ce côté polyvalent ultra précieux pour un caviste.

Avec sa fraîcheur et sa trame florale, il fonctionne très bien sur :
les volailles rôties, un poulet fermier aux herbes, des travers de porc laqués mais pas trop sucrés, une cuisine méditerranéenne de légumes grillés, une belle pizza napolitaine aux légumes ou à la charcuterie fine. On peut aussi le tenter légèrement rafraîchi sur une grande table de tapas ou de mezze : charcuteries, houmous, poivrons marinés, burrata, ça se passe très bien.

Ce n’est pas un vin écrasant : c’est un vin qui accompagne, qui laisse vivre le plat et la conversation, tout en apportant ce grain de personnalité qui fait que, dix minutes après, quelqu’un finit toujours par demander : « Mais c’est quoi, déjà, ce rouge ? »

Pourquoi il mérite une place dans votre cave

On va être francs : ce genre de cuvée, on ne le considère pas comme un simple “vin à thème” qu’on ouvre une fois pour l’anecdote. C’est un vin qu’on a envie de revoir.

Parce qu’il raconte une histoire de vigne très vieille, respectée, au milieu de la Californie moderne.
Parce qu’il montre que le Cinsault, souvent relégué aux seconds rôles dans les assemblages du sud, peut donner un rouge d’une délicatesse folle quand on le laisse s’exprimer seul, surtout sur des ceps centenaires. Et parce qu’il donne une autre image des vins américains : plus fine, plus nuancée, plus libre.

En résumé, Birichino Cinsault 2023, ce n’est pas seulement “le plus vieux Cinsault du monde” en activité. C’est surtout l’une de ces bouteilles qui réconcilient la tête et le cœur : on boit l’histoire, mais on se ressert pour le plaisir.

Partager sur les réseaux sociaux

Poster un commentaire

Je n'ai pas de compte,
je m'inscris

J'ai déjà un compte,

Bandeau Abus d'alcool